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dimanche 17 octobre 2010

Final Fantasy Crystal Chronicles - Nintendo Gamecube (RETEST)


Test réalisé par Kanamori

A défaut de faire dans l'originalité, et n'étant pas d'accord avec Knight au sujet de ce jeu, je me propose afin de faire un autre test de ce jeu (la note ne reflétant pas le jeu à mon avis), qui, n'étant pas le meilleur de la console, reste un épisode plus qu'intéressant de la saga FF.

Nous sommes le 11 mars 2004, et, devant l'impatience générale, le jeu sort enfin chez nous autres Européens, bien après nos amis Etatsuniens (oui oui Etatsuniens, Américains étant bien trop vague et ne désignant pas qu'un seul pays bande d'incultes). Le jeu, le Final Fantasy de la console cubique de Nintendo. On s'attendait à un RPG classique, finalement on a eu le droit à un jeu d'action type « hack'n slash » (ce qui consiste à cliquer pour attaquer, en temps réel et non par conséquent au tour par tour). Bonne surprise pour certains, mauvaise pour d'autres, nous allons donc tenter de décrypter cet opus intrigant, possédant de nombreux points forts, mais également des points faibles pénalisants...

Entrons dans cet univers...

Test original
Un jeu de : Square Enix
Sorti en France le : 11 mars 2004
Langue : Français


Voilà, ma console est lancée. Le logo de la NGC vient de passer, et ceux de Square Enix et des divers développeurs également. Par simple curiosité, je laisse la cinématique. Et voilà, ces quelques minutes furent parmi les plus belles que j'ai passé sur ma console. Face à la puissance graphique de la PS2 ou de la Xbox, la NGC ne faisait clairement pas le poids; mais, les graphismes de ce jeu optimisent au maximum les capacités de la console, et c'est vraiment beau. La 3D rend le tout vraiment agréable, et les personnages, un peu enfantins, rendent ce petit monde réellement attachant. Et si j'avais fait le tour de tout ce que je pouvais dire sur cette cinématique se limitait à ceci, ce serait déjà magnifique. Mais non. La musique. Une musique poétique, envoutante, enivrante... Les violons, la flûte, la guitare, tout est somptueusement accordé par Kumi Tanioka, la compositrice de FFXI, et c'est avec délice que je me délecte de cette bande-son, digne des plus grands films d'animations et des plus poétiques, comme ceux de Miyasaki par exemple.
Une cinématique peut-être pas à l'image du jeu, après tout de nombreux jeux possèdent une magnifique cinématique et un jeu pourri, mais il faut croire que ce jeu fait exception à la règle...

Nous commençons donc le jeu. Et sur une cinématique géniale (et oui, et on ne s'en lasse pas!), on apprend le scénario. Original d'ailleurs. Vous faites partie d'un village, situé dans un monde baignant dans un miasme mortel. La seule façon de se protéger de ce miasme étant de se trouver près d'un cristal baigné de myrrhe, myrrhe s'évaporant au fil du temps. Chaque village possède donc un gigantesque cristal en son sein, et, pour assurer la pérennité du village, chaque petite cité se doit d'envoyer une petite caravane afin d'aller collecter de la myrrhe. Mais si le problème n'était que d'aller chercher ce petit liquide si précieux...

L'autre problème, c'est que le miasme n'est mortel que pour les humains, et non pour les monstres du paysage environnant. Et les arbres à myrrhe se situent dans des donjons, arbres protégés par des boss de fin de niveau. Le système de donjon est d'ailleurs très spécial. Vous devez abattre des monstres en chaque début de niveau pour trouver des sphères de magies (il y en a de plusieurs sortes, Glace, Foudre, Feu, Soin, etc...), chacune occupant un slot de votre barre d'action. Vous pouvez évidemment fusionner et défaire les sphères pour obtenir de nouveaux sorts; et si ce système est plaisant, l'obligation d'aller des sorts en chaque début de niveau devient vite, voire très vite lassant. Vous vous baladez donc dans le donjon, en terrassant des monstres, en récupérant des items, de l'argent, et vous arrivez enfin au boss...

Chaque boss possède une faille à exploiter au mieux pour le battre, et finir donc le niveau. Faille pas trop difficile à trouver d'ailleurs mais bon. Donc vous avez battu le monstre, et vous finissez le niveau. Le principe résidant dans la quête de ces gouttes, les arbres vont s'épuiser lorsque vous allez arriver, et, plusieurs années après votre premier passage, vous pourrez revister les niveaux pour une nouvelle goutte. Et c'est plutôt sympa, car vous pouvez voir l'évolution des niveaux. Les monstres grossissent, deviennent plus résistants, la musique change, c'est très bien fait à ce niveau là...

Un nouveau système apparaît d'ailleurs ici avec les systèmes de calices à remplir avec la myrrhe: Les courants de miasme. En fait, il existe les 4 éléments à l'occidentale ici (l'eau, le feu, la terre et le vent), et chaque courant possède un élément, et vous vous devrez de convertir le calice à l'élément, en utilisant des réceptacles prévus à cet usage. Pourquoi les convertir? Tout simplement parce qu'il faut que votre calice soit du même élément que le courant (l'élément du courant change chaque année aussi), sinon vous ne pourrez pas passer. Des fois vous serez donc bloqué face à un courant dont vous ne possédez pas l'élément, et il vous faudra donc soit aller le chercher, soit aller autre part. En fait, votre progression, à première vue libre, ne l'est pas tant que ça puisqu'au final vous aurez un ordre bien défini pour aller voir les différents niveaux.

Chaque année se compose de trois étapes. Et oui, vous devrez aller chercher trois gouttes de myrrhe à chaque année pour sauver votre village. Et à la fin de la troisième goutte, l'année se termine dans une grande célébration au village, célébration durant laquelle vous seront racontées vos aventures, devant un feu de camp général dans un esprit de liesse. Et ainsi de suite. Vous progressez au fur et à mesure des années sans trop vous en rendre compte, et c'est plutôt sympa d'avancer sans voir le temps passer.

Un bilan intermédiaire s'impose donc après l'inventaire des points positifs. Si d'une part, la réalisation graphique et la musique sont réellement réussies, l'originalité du système ainsi que la poésie générale font de ce jeu une expérience vidéo-ludique plus qu'agréable. Mais, comme dans tous les jeux, il possède des faiblesses, mais la question qui se pose toute seule arrive enfin: Quelles sont-elles?

Tout d'abord, le système du jeu, où il faut visiter les donjons. Si de prime abord c'est un point fort, au final c'est à nuancer. Ce sont toujours les mêmes stages au final, toujours les mêmes principes, toujours les mêmes sorts... C'est lassant, très lassant... Trop lassant diront certains?
La durée de vie ensuite. Comptez environ 25h de jeu si vous jouez bien pour le finir. C'est peu, surtout pour une licence qui est réputée pour être interminable, avec des quêtes, des sous-quêtes... Des sous-quêtes? Ici? A part remplir un calendrier d'autocollants de Mog, non rien... Bien dommage pour un RPG... Enfin RPG. Y a pas vraiment de points de stats à répartir, juste un artefact à choisir parmi ceux récolté durant le niveau à la fin du combat contre le boss, artefact qui booste un peu le personnage, mais c'est tout. Quasiment pas d'énigmes, pas de stats, pas de sous-quêtes; décidément, ce Final Fantasy est bien atypique...

Théoriquement, la force de cet opus réside dans le multijoueur. Et c'est possible. Si on a les GBA qui vont avec, un gros coup marketing pour Nintendo qui veut juste s'en mettre plein des poches, et c'est préjudiciable autant pour le jeu que pour le joueur... La possibilité de jouer à plusieurs offrait pourtant de nombreuses possibilités, comme créer de nouveaux sorts en les lançant simultanément. Pas mal hein? Oui pas mal, si on a le matériel... On ne peut pas ne pas sanctionner ce jeu pour ceci, mettre un mode multijoueur avec des manettes aurait été si simple pourtant...

On pourra donc dire que ce faux RPG possède de nombreuses faiblesses, dont le multijoueur inexistant sans le matériel adapté, une durée de vie bien faible et une linéarité critiquable pour un Final Fantasy.

Bien, passons à l'évaluation!

Graphismes: 19/20


Rien à redire, c'est tout simplement l'incarnation du beau. Qui se serait attendu à voir ça sur la console de Nintendo réputée la plus faible des consoles Next Gen? Pas grand monde, en effet... Et pourtant c'est très agréable à regarder, et le côté onirique est parfaitement cerné et maitrisé par les graphistes. Chapeau bas messieurs!

Gameplay: 11/20


Vu quand dans le Gameplay on peut mettre un peu tout et n'importe quoi, allons y gaiement. Le hack'n slash, une innovation pour ce genre qui n'en avait pas vraiment besoin. Les programmateurs ont voulu être originaux, et le résultat est finalement à double-tranchant pour le jeu. Ceux qui aimeront l'action pure aimeront beaucoup cet opus, relativement libre, et vivant. Les puristes de la saga aimeront probablement moins; à tort ou à raison d'ailleurs. Le mode multijoueur saborde quasiment le jeu, si ca avait été normal, c'est à dire avec des manettes NGC, Crystal Chronicles aurait été une référence de la console, mais finalement non. Dommage.

Durée de vie: 09/20


25h de jeu pour un FF, c'est peu, très peu... Trop peu. Surtout quand on voit que finalement c'est à peu près la même chose tout le temps. Décevant.

Musique: 19/20


Un chef d'oeuvre, vraiment. On ne se lasse pas de ces arrangements qui font de ce jeu une symphonie à lui seul. On peut admirer les cinématiques splendides sur une musique envoûtante sans se lasser. Les musiques s'adaptent à ce qu'il se passe dans l'action, les phases de combat étant plus rythmées, et les cinématiques étant plus douce. J'adore, et je ne suis probablement pas le seul.

Bien


+La musique!
+Les graphismes
+L'innovation de cet opus
+La poésie ambiante

Pas bien


-L'innovation de cet opus aussi finalement...
-La durée de vie
-Le côté répétitif

Note finale: 14/20


On en a peut-être trop attendu, logiquement on est déçu du résultat. En terme de Gameplay, j'entends. Le multijoueur impossible sans avoir tout le matériel prive du joueur l'intégralité du plaisir que l'on peut tirer de ce jeu. Compensent la musique et la réalisation qui, je vais me répéter, sont exceptionnelles. Une demi-déception, une demi-satisfaction, on reste donc sur notre faim sur cet épisode un peu « hors-série » de la saga...

vendredi 20 août 2010

Luigi's Mansion - Nintendo Gamecube


Test réalisé par Kanamori

Je sais, encore un jeu à licence Nintendo. Ben déjà, de une, c'est à peu près tout ce que j'ai dans ma ludothèque, et de deux, qu'on les aime ou pas, objectivement en général ce sont de bons jeux. Et en l'occurrence, cet épisode de la saga Mario ne se cantonne pas au simple « Peach a été enlevée par Bowser et Mario va la repêcher ». Non. Déjà, pas de Peach, donc pas d'enlèvement. Ensuite, pas de Mario. J'en entends qui rigolent au fond, mais si, Mario est absent. Enfin... Il aurait du être là...

Un jeu de : Nintendo
Sorti en France le : 3 mai 2001
Langue : Français



Luigi, notre plombier le plus malchanceux et maladroit favori, gagne à la loterie un manoir. Bon jusque là, à par le gros piège monstrueux que l'on peut voir à 400 km à la ronde, pas grand chose. D'autant plus que ce Luigi n'a pas participé à cette loterie... Bon passons. Donc Mario et Luigi vont dans ce fabuleux manoir. Sauf que Mario étant un peu plus doué, il ne se perd par en route et arrive avant le moustachu habillé en vert... Il arrive donc à la bourre devant un immense manoir lugubre, dont la noirceur n'a d'égal que la couleur d'ébène des corbeaux des arbres morts qui entourent la bâtisse... Le voilà dans le hall. Un hall sombre... Des escaliers mènent à l'étage. Armé de sa lampe-torche, il monte et arrive dans un salon ombre... Les bougies qui brillent d'un violet hypnotisant vous rassure peu... Quand soudain... Un fantôme, enfin des fantômes vous agressent! Vous vous retrouvez donc seul, contre des ectoplasmes d'un orange étrange, sans arme... Et alors, sans que vous vous rendiez compte au premier abord, un vieux en blouse blanche armé d'un aspirateur vous sauve in extremis d'une mort très certainement inéluctable... Voici comment commence ce jeu... Oui, même romancé ça fait bizarre mais bon, j'avais envie.

Ce professeur, nommé K.Tastroff (un russe probablement), vous donne donc un aspirateur de fantômes à la SOS Fantômes, et armé de votre accessoire électroménager favori, vous allez donc explorer l'immense bâtisse, à la recherche de votre frère kidnappé par les fantômes. La première chose qui claque, c'est l'ambiance. Pas de gnan-gnan Marioesque comme d'habitude, et sans être un Silent Hill, vous vous retrouvez dans un climat à moitié angoissant, à cause de ces fantômes qui apparaissent n'importe où, et dans une ambiance loufoque avec des fantômes complètement abrutis à apparence ridicule. Vous allez donc arpenter un manoir complètement refait avec des salons, des salles de bain, des salles de billard, tout y passe en fait. Expliquons un peu le principe d'évolution. Vous jouez en évoluant par secteur, chaque secteur fini étant éclairé par le courant de la maison, secteur étant donc lavé de tout fantôme. Dans chaque secteur vous avez des fantômes de base, des larbins quoi, à aspirer pour pas vous faire embêter, qui apparaissent n'importe où dans le secteur en cours. Vous avez ensuite des fantômes qui se sont échappés de leurs tableaux, car en fait, K.Tastroff avait aspiré dans sa jeunesse (lointaine maintenant) des fantômes et les avait mis dans des tableaux, mais en libérant maladroitement les Boo en explorant le manoir, vous avez libéré des êtres malfaisant qui ont libéré les fantômes de leurs tableaux. Il vous incombe donc de les réexpédier dans leur toile! Et enfin, vous aurez à battre un boss de fin de niveau qui clôturera votre secteur.

Graphiquement, le jeu est très beau. L'univers de Nintendo est très bien respecté et sans être un bijou à la Final Fantasy, on se laisse aller dans un manoir à la fois lugubre et drôle. Les jeux de lumières de la torche de Luigi sont très bien gérés. D'autant plus que ce jeu est l'un des premiers de la console cubique, on assiste à un jeu très agréable à voir! Les musiques sont très discrètes, ce qui convient avec l'ambiance générale du jeu... Elles sont néanmoins très répétitives et c'est dommage. Bon les musiques et les dessins, on en a parlé... L'histoire également. La jouabilité peut-être? Elle est excellente. Après une petite heure de jeu on s'est fait au pad. Le stick C sert à « viser » avec sa lampe et/ou sa lampe torche, le stick normal pour marcher, et c'est à peu près tout. Les touches X et Y servent à sortir le « Game Boy Horror », un GPS en quelque sorte pour se repérer dans l'immense manoir, et qui possède l'inventaire des fantômes et de l'argent récolté au cours de la quête. La touche A, quant à elle, permet de faire hurler Luigi un « Marioooooooooooo », au cas où, on sait jamais...

En général, je teste des jeux qui ont une durée de vie hallucinante, pour pallier à mon no-lifisme aigu lorsque je possède un nouveau jeu. Là, on peut pas dire que cela soit le cas. En jouant bien et vite, on peut finir le jeu en 15h, voire 10 si on l'a déjà fini. C'est pas énorme... On pourra refaire le jeu pour découvrir tous les mystères et essayer de faire le meilleur score possible pour que le tableau final change, et c'est tout. Dommage...

Graphismes: 14/20


Un jeu agréable à regarder, sans être transcendant. Une excellente gestion de la lumière. Un des aspects réussis de ce jeu, encore plus pour l'un des premiers jeux de la console...

Gameplay: 16/20


Une prise en main très rapide, une idée sympa à exploiter, peut-être dans une suite... Espérons. Ca se laisse jouer très facilement. Dommage qu'il n'y ait pas de véritable mode multijoueur.

Durée de vie: 09/20


Un des points noirs de ce jeu. C'est court. Très court même. Trop court diront certains. Comme ce test au fond. Ils ont voulu privilégier la qualité à la quantité. Dommage quand même...

Musique: 11/20


Une bande son agréable, quoique trop répétitive. Un de points marrants est lorsque Luigi chante le thème du jeu pour se rassurer. Poilant!

Bien


+ Une idée originale
+ Un jeu très joli
+ Des effets de lumières splendides

Pas bien


- Une durée de vie analogue à un flash d'appareil photo...
- Pas de multijoueur

Note finale: 14/20


Un coup d'essai, pas un coup de maître. Mais ca reste sympa. Si vous ne connaissez pas, achetez le, d'occasion même. Ca se laisse jouer très facilement, et si vous aimez prendre votre temps, prenez le en y jouant! On attend une suite impatiament, d'autant plus qu'avec la manette Wii ça peut donner un résultat détonant!

dimanche 25 juillet 2010

Mario Smash Football - Nintendo Gamecube


Test réalisé par KnightLink

C'est très tentant de m'engueuler en me disant qu'il n'y a pas que Nintendo sur la Cube, et c'est entièrement vrai. Mais le reste viendra bien assez tôt. Voici donc un test de Mario Smash Football appelé aussi Super Mario Strikers aux USA.

Un jeu de : Nintendo & Next Level Games
Sorti en France le : 18 novembre 2005
Langue : Français (les quelques voix des persos sont en Anglais)


Mario Smash Football n'arriva pas seul, car dans la même année en France, sortirent également Mario Power Tennis ainsi que Mario Superstars Baseball (qui lui arriva carrément une semaine avant). Le petit plombier a toujours réussi dans le domaine du sport et ce n'est pas près de s'arrêter... Cette fois-ci, Mario s'essaye au foot. Et voila le résultat...


Le choix de l'épreuve est très classique, rien à dire. On retrouve les modes du genre Exhibition (ça veut dire Match classique, pour les abrutis), Tournoi, Entrainement, Options, mais aussi Records, car dans ce jeu vos résultats sont enregistrés : le nombre de percussions, de tirs, de matchs... Vous avez donc intérêt à assurer en match, pour tout dire.

Loin du classique jeu de foot ou vous suivez scrupuleusement les règles en écoutant les commentateurs sportifs, ici pas de voix Off, tout ce qu'il y a faire c'est marquer, et de tout faire pour y parvenir. Les accrochages, les tacles vicieux, le lancer d'objet sont bien évidemment permis, rien de ne peut vous arrêter (ou presque). Sachez tout de même une chose, c'est que le gardien est toujours un crocodile et est invincible. Et, ca va peut-être sembler con, mais ce gardien est la plus grande menace de l'adversaire. Si un joueur s'approche trop près du gardien, il se fait éjecter sans avoir le temps de faire quoi que ce soit.

Vous voyez qu'on ne peut pas parler du gameplay de façon organisée tellement ça part en sucette au bout de 5 secondes de jeu. Et pourtant, malgré toutes ses fautes permises (car en fait, il n'y a aucune faute dans Mario Smash Football), le jeu est quand même un jeu de foot avant tout. La vue caméra est très bonne, malgré que sur les petits écran vous aurez du mal à suivre tellement ce sera brouillon. Oui, car on a un peu de mal à s'y retrouver au bout d'un moment, avec tous les effets, les déplacement plutôt rapides... Heureusement pour vous, vous n'êtes que 5 par équipe, dont 1 qui est gardien du but. Car au final le terrain est plutôt raccourci, et c'est pas plus mal.

Les matchs sont très courts, ça tourne autour de 5 minutes, et sans aucun temps additionnel ou autre. Mais bon, même en 3 minutes, les bons joueurs peuvent placer plus de 10 points sans trop de problèmes. Car même si c'est très bourrin, il subsiste quand même une stratégie qu'il est préférable d'adopter pour parvenir à la victoire. Il est possible de marquer du centre mais ne comptez pas trop dessus si vous être en train de perdre... à moins que vous ne pouvez pas faire mieux. Il est incroyablement frustrant de rater un bon tir, et je sais ce que je dis.

Parlons maintenant des Super Frappes. Présentes dans tous les jeux de sport avec mario, ces bottes secrètes peuvent vous sauver la mise ou vous donner un avantage non négligeable. La plupart sont difficiles à placer, et réussir en difficulté extrême relève de l'exploit. Réussir une super frappe vous rapporte 2 points. Chaque personnage a une super frappe différente, mais que le résultat soit exactement le même, quoique la puissance peut varier chez certains. Lorsque vous la lancez, un curseur se déplace sur une jauge, vous devez l'arrêter au meilleur moment, puis en vient une deuxième. L'efficacité de votre tir dépend uniquement de la dernière jauge, la première étant celle qui détermine la largeur de la zone verte de la deuxième. Eeeuh... un peu compliqué, non ? Bref. Si vous arrivez à sortir les 2 jauges dans le vert (c'est pas simple !) vous décochez un Ultra Tir. Vous avez a une animation avec des ptites zétoiles qui tournent, et votre tir propulsera le gardien dans la cage et vos 2 points sont assurés. Par contre, pendant que vous préparez votre super frappe, vous êtes très vulnérable et n'importe qui peut vous éjecter sans problème. La réelle difficulté est de se démarquer, la suite vient plus tard.


Quant aux musiques, ce n'est finalement pas superbe. Elles sont sympa, mais sans plus. Par contre, les graphismes sont très soignés, quoique ça part un peu dans le brouillon au bout d'un moment. Les effets sont très réussis sans être magnifiques.

Graphismes : 15/20

Les graphismes sont très corrects pour la Gamecube, il faut juste s'entrainer à ne pas s'y perdre dans tout ce bazar, car il est parfois difficile de retrouver le ballon sur le terrain, surtout sur un petit écran.

Gameplay : 16/20

Adieu les règles compliquées et la ressemblance avec le vrai football. Plus besoin de réflechir. On frappe, on passe, on avance, on tire. Il n'y a aucune faute possible. Le tout ajouté à une maniabilité quasi parfaite. Il n'y a rien à reprocher, si ce n'est qu'il manque un ou deux ajouts, qui seront présents pour la plupart dans la version Wii.

Durée de vie : 15/20

Les coupes sont plutôt chiantes mais vous tiendront assez longtemps en haleine le temps de débloquer tous les trophées or, cela dit, les parties à plusieurs sont extrêmement fun comme on pourrait s'y attendre.

Musique : 14/20

Plutôt discrète, la musique de fond laisse sa place à de bons bruitages. Mais en général, la bande son, elle est comme je l'ai dit sympa mais sans plus.

Bien

+ Du pur bourrinage... ou presque.
+ Les parties à plusieurs
+ Prise en main ultra-rapide

Pas Bien

- Les bonus sont très limités et faciles à débloquer.
- Coupes un peu lassantes

Note finale : 15/20

Un jeu très sympa mais finalement limité en solo. Le tout est pourtant vraiment sympa, c'est un de mes jeux Gamecube préférés, surtout pour moi qui hais le football en général. Il m'arrive quelques fois de le ressortir pour faire un ou deux matchs, et peut être ce sera le cas si vous y jouez.

mercredi 24 mars 2010

Pokemon Colosseum - Nintendo Gamecube


Test réalisé par Kanamori

Nous voici donc en 2004. Les versions Rubis et Saphir sont sorties il y a à peine un an, et les possesseurs de la console cubique violette de Nintendo attendent encore et toujours leur version décente de Pokémon (Pokémon Channel n'est pas pour moi une version décente de Pokémon). Le jeu a été annoncé plusieurs mois à l'avance, et je dois bien avouer que moi même, en voyant les affiches dans les rues et en voyant les trailers j'étais impatient de pouvoir avoir la dite-perle entre mes mains. Je l'ai eu peu de temps après sa sortie en mai 2004, et bizarrement après avoir fini le jeu j'en ai un sentiment mitigé.

Un jeu de : NintendoSorti en France le : 14 mai 2004
Langue : Tout en français


Vous débarquez donc dans un nouveau monde, mais ce n'est pas un professeur en blouse blanche qui vous accueille. Non, ici on commence avec une cinématique dans lequel on voit notre héros s'enfuir dans une explosion et dans l'incompréhension générale d'un lieu un peu paumé dans le désert. Vous arrivez donc dans une espèce de station service glauque dans le désert. Et oui, ce n'est pas une énième copie du tout premier Bourg-Palette, le début à lui tout seul montre bien que cet opus ne va pas être comme les autres sur console portable. Le héros à l'histoire naïve est ici un héros assez sombre qui devra lutter contre une organisation criminelle qui pervertie l'esprit des Pokémon dans le but d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent. Je suis d'accord avec vous, ceci tranche avec la Team Rocket qui se fait refaire le derrière toutes les 30s et qui essaye de... Contrôler le monde? Bref ce jeu a évolué avec l'âge de ceux qui y jouaient, il est plus sombre, plus adulte (quelque part hein, ca reste tout publics, et largement) et on quitte l'univers enfantin de Kantô pour arriver ici à Rhodes pour sauver les Pokémons et la région, car si le héros sombre est louche à bien des égards, il n'en reste pas moins un héros aux bonnes intentions.

Très rapidement vous allez rencontrer une jeune femme qui ressemble fortement à Ondine et qui est dotée de pouvoirs étranges. En effet, elle est en capacité de détecter les Pokémons dits obscurs. Ces Pokémons sont ceux qui ont eu l'esprit perverti par l'organisation secrète. Et la clé de voûte du scénario se cache ici: les Pokémons que vous allez pouvoir capturer ne se trouvent pas dehors (le désert ne s'explore pas, vous voguez de ville en ville sans en sortir) mais appartiennent aux dresseurs! Mais attention, les Pokémons capturables sont ceux qui ont eu l'esprit perverti et que votre amie a détecté, comme ayant « une aura sombre »... C'est à mes yeux l'un des problèmes majeurs de cet épisode, le côté un peu libre du jeu, de marcher dans les hautes herbes pour capturer les Pokémons disparaît, pour laisser place à des combats ou vous n'aurez en tout et pour tout que deux chances dans tout le jeu (vous rencontrerez chaque dresseur deux fois en tout) pour capturer chaque Pokémon! Si cet aspect peut en attirer quelques uns de joueurs, il peut également en rebuter à juste titre d'autres...


Un autre côté assez étrange, les Pokémons autre que ceux que vous obtenez au départ ne montent pas en niveau jusqu'à ce que vous leur débloquiez l'esprit et que vous alliez voir une relique, à partir de ce moment vos Pokémons évoluent classiquement et gagnent d'un coup l'expérience accumulée jusque là. Un coté assez spécial puisque vous ne découvrez la relique que bien plus tard, donc les Pokémons que vous capturez au départ ne bougeront pas avant ce passage!


Tout l'intérêt de cet épisode réside donc dans l'histoire relativement bien développée jusqu'à la fin, que je ne dévoilerai pas ici mais qui m'a agréablement surpris. Puisque vous n'allez pas à la recherche des Pokémons sauvages, vous n'avez plus qu'à faire avancer le scénario et l'histoire, à travers un nombre incalculable de combats contre les membres de l'organisation malfaisante. Et les combats ne se déroulent ici que en deux contre deux, contrairement aux opus précédents. Vous aurez donc à purifier l'esprit de vos Pokémons, mais vous aurez aussi à les connaître parfaitement pour saisir toute la dimension stratégique des combats. Vous commencez avec des Pokémons lvl 30 en gros, donc on voit que le jeu est basé principalement sur les combats, puisque les développeurs ont choisi d'éluder les parties lourdes que sont les moments où il faut monter vos Pokémons du lvl 0 à 30, période peu voire pas stratégique au possible. Ce jeu est donc une ode Pokémon aux combats, et ceux qui ont plaisir à faire des combats stratégiques se feront une joie de jouer à ce jeu, d'autant plus que le scénario est, je le répète une fois de plus, mais il est vraiment sympa. Les autres passeront leur chemin.

Graphismes : 16/20


C'est probablement cher payé, je vous l'accorde, mais bon ca change tellement des versions GBA que là à côté c'est vraiment sympa à regarder, d'autant plus que les cinématiques sont sympas.

Gameplay : 13/20

Sympa, un peu dommage que le jeu ne permette pas de capturer des Pokémons sauvages, mais à part ça le jeu reste très correct dans l'ensemble. Ça va probablement rebuter les plus puristes comme moi mais après tout c'est ce qui fait la particularité de l'opus donc bon, soyons indulgents...

Durée de vie : 14/20


Si on joue comme un no-life on peut finir le jeu en une semaine, mais vraiment en faisant que ça. Mais pour réellement finir le jeu totalement y a un peu de boulot avec les quelques quêtes annexes (y en a pas tant que ça), et le mont combat à finir.

Musique : 11/20


Elles ne m'ont pas marqué, quelques remix tout au plus, la seule à mon goût valant vraiment le détour étant celle ci: http://www.youtube.com/watch?v=kAHHFc-gIeI

Bien


+C'est quand même super agréable de voir les Pokémons en 3D lissée
+Des combats intéressants
+Un scénario plutôt bien foutu
+Un Pokémon pas trop gamin, c'est suffisamment rare pour être signalé...

Pas bien


-Peu ou pas de libertés
-Pas de troisième chance, si vous avez laissé passer des Pokémons, c'est mort...
-Un peu lassant de ne faire QUE des combats, surtout quand on en a des fois jusqu'à 8 dans le même couloir pour avancer...
-48 Blocs pour une save, ouch

Note finale : 15/20


Un jeu plutôt sympathique, auquel on accroche assez facilement. Les graphismes aidant, on veut savoir que se passe t-il dans la tête de nos Pokémons chéris... Un opus plutôt réussi qui change des épisodes sur console portable, des combats plutôt beaux dans des décors sympas, quiconque aime les combats Pokémons sera servi. Tant pis pour les autres.

samedi 20 mars 2010

Final Fantasy Crystal Chronicles - Nintendo Gamecube


Test réalisé par KnightLink

Final Fantasy s'attaque pour la première fois à la console de salon de Nintendo.
Une première assez marquante pour un titre s'écartant entièrement du domaine de FF.

Nouveau test par Kanamori
Un jeu de : Square Enix (quelle surprise)
Sortie en France le : 11 mars 2004
Langue : Français (c'est toujours mieux)
Square Enix a longtemps hésité a lancer un jeu sur la Cube, mais ca se comprend, ils veulent garder leurs épisodes de FF pour Sony. C'est alors qu'ils nous sortent un épisode totalement à part : ainsi nait la série Crystal Chronicles. Vous commencez l'aventure avec un scénario assez bidon si je puis dire : votre mission consiste a récupérer de la sève des arbres à myrrhe pour alimenter le cristal de votre village. Ah, et c'est tout. Bon bah tant pis... De toute façon, que rajouter de plus ? Le scénario reste exactement le même tout au long du jeu. Vous dirigez une caravane à travers tout le pays et vous trimbalez un calice protecteur avec vous. C'est d'ailleurs ce calice qui vous pourrira tout le jeu. Celui-ci créée un cercle dans lequel vous devez RESTER pour survivre. Et vous devez l'emmener partout avec vous. Oui, je sais, c'est chiant.

Ce calice vous ralentira pendant le jeu tout entier. Même pendant les boss et les combats, vous devez garder le calice a proximité. Pour couronner le tout, le combat est franchement mou et pas maniable. Vous aurez souvent recours aux attaques chargées pour terminer le combat au plus vite, tellement c'est chiant. C'est bon, je l'ai dit : le combat est chiant. Vous avancez en essayant au maximum d'éviter tous les coups car votre vie descend remarquablement vite. Vous pourrez également récupérer diverses magies, mais vraiment, vraiment pas variées. Brasier, Glacier, Esuna... tout est possible, et vous pourrez même en combiner pour en créer une nouvelle. Mais c'est vraiment pas terrible car les possibilités sont ultra restreintes.


Côté graphique, ca passe avec de la 3D très jolie mais enfantine. Rien de nouveau, si ce n'est avec des très beaux effets de lumière et autres donjons vraiment bien faits. C'est globalement réussi sans pour autant être vraiment beau. Le character design est déjà moins réussi : malgré les races différentes, les personnages ne sont pas charismatiques du tout, et tous ceux de la même races se ressemblent atrocement. Les animations de combat sont assez moyennes et très lentes, il faut vraiment forcer pour que le personnage face un combo ou sinon il s'arrêtera à mi-chemin. Bref, la variété graphique de ce jeu nous fait aveuglément oublier un gameplay un peu raté.

Parlons musique, maintenant. La bande son est très correcte, et il semblerait qu'elle soit vraiment appréciée par tout le monde. Ça fait très longtemps que j'y ai pas joué (eh bah quoi, j'ai le droit de faire le test sans y jouer en même temps non ?) et la musique la plus mémorable est celle de la carte du monde. Mais attention, quand je dis mémorable, c'est dans le premier sens du terme : elle était tellement énervant et répétitive qu'elle est restée gravée dans ma mémoire et encore aujourd'hui je peux m'en rappeler entièrement, contrairement aux autres. Il faut tout de même avouer que les musiques se font assez discrètes dans ce jeu et qu'on aimerait en profiter un peu plus. Cette bande son restera cependant ma principale raison de jouer, même si j'ai arrêté en cours de route.


Revenons maintenant sur le gameplay avec donc quelques précisions sur le calice : vous ne pouvez franchir certains passages si vous n'avez pas équipé votre calice du bon élément. Il est même fort possible que vous ayez a vous retaper un donjon entier pour changer l'élément de votre calice. En ce qui est de la durée de vie, vous passerez beaucoup de temps sur les donjons à essayer de ne pas craquer a cause de la lenteur et du fait que certains passages nécessitent une imagination incroyable tellement ils sont invisibles. De plus, on se perd très rapidement, et il n'y a aucun repère pour vous guider. A peu près 1 flacon d'aspirine par heure de jeu. Donc, pour conclure cette critique, c'est vraiment un de ces jeux, ou on aime, ou on déteste affreusement. A réserver cependant aux fans de FF, qui pourrait d'ailleurs être dégoutés de ce jeu.

Graphismes : 14/20

Classe, Square Enix vous offre une représentation classique d'une bonne 3D, mais super mou et avec des animations un peu bâclées. Le style est d'ailleurs assez enfantin et même parfois un peu niais.

Gameplay : 11/20

Bwarf, le jeu est inmaniable mais varié (avec notamment la forge que je n'ai pas évoquée, sympa mais nécessite beaucoup de recherche), mais avec des combats franchement nuls et sans intérêt.

Durée de vie : 13/20

Pas forcément fun mais assez court, mais mention spéciale au jeu multijoueur qui nécessite cependant 4 GBA et 4 câbles pour jouer à... 4 joueurs. L'aventure est cela dit vraiment répétitive a cause du scénario mal foutu.

Musique : 14/20

Déjà mieux, la bande son sauve un peu tout le jeu mais est assez discrète et franchement, je vous assure que la musique de le carte du monde sera vraiment très, très agaçante. J'ai d'ailleurs chopé le réflexe de mettre Mute a ce moment là.

Bien


+ Atmosphère onirique
+ Mode multijoueur
+ Le bouton Power de la Game Cube

Pas Bien


- Pas maniable du tout
- Le calice
- Vraiment court et répétitif
- Caméra pourrie

Note finale : 10/20


Oui, je sais pertinemment que cette note est en dessous de toutes les autres, mais franchement, j'ai eu plusieurs fois envie de jeter ce jeu par la fenêtre, voire carrément moi-même tellement c'est inmaniable et répétitif. Il y en a beaucoup, a ce que je peux voir sur le net, qui adorent ce jeu à fond mais franchement je ne comprend pas pourquoi... Bref, je vous le déconseille même si personellement, je ne suis pas fan de FF et c'est surement pas celui-ci qui va me faire aimer la saga. Et dire que j'ai claqué 40 balles la-dedans...

mercredi 3 mars 2010

Super Smash Bros Melee - Game Cube


Test Réalisé par Kanamori
Ce jeu paru en 2002 en France est probablement une des plus belles surprises de la NGC. De part sa durée de vie, de son originalité et sa bande son. Une rapide introduction avant de passer au test plus complet. En démarrant ma vieille NGC violette un peu poussiéreuse, je m'attendais juste à un vieux jeu sans grand intérêt, et à l'affichage de l'écran titre ceci confirmait mes craintes. Un fond noir, avec des graphismes moyens, le tout en anglais. Puis je me suis laisser tenter par une petite baston, et ce fut l'illumination.


Un jeu de : Nintendo
Sortie en France le : 24 mai 2002
Langue : Francais/Anglais (en partie)

L'amélioration par rapport à l'épisode précédent sur N64 est sans contestation possible. Le principe est simple, et qui plus est très efficace: on prend les plus grandes stars de Nintendo (enfin stars pour des Japonais, les plus incultes d'entre nous ne connaîtrons pas les Ice Climbers par exemple), on les met dans des niveaux tirés de jeux, et le combat commence. La prise en main est quasi-immédiate. Le bouton A pour les attaques simples -coups de pied, coups de poings et autres membres possibles chez des Yoshis par exemple-, le bouton B pour les capacités spéciales des personnages, X et/ou Y pour sauter, R et/ou L pour se protéger, et on a fait le tour! Chaque personnage possédant 4 capacités spéciales, et vu le nombre colossal de personnages, le jeu prend un moment avant de se laisser totalement maitriser! En passant par un Pikachu bondissant, un Bowser d'une puissance inégalée, ou d'une Zelda bien moins fragile qu'il n'y paraît, on est toujours plus surpris par les possibilités offertes par le jeu!


Les détails du jeu sont probablement le meilleur point qu'on peut lui attribuer. Qui n'a jamais rêvé de se balader tranquillement dans le monde de Mario? Qui n'a jamais pensé à courir avec DK sur un des plus grands circuits de F-Zéro? Voilà les plus grandes absurdités possibles ici, sur ce jeu.

Le mode Adventure est la plus grande innovation apportée par cet opus. Les 11 stages vous séparant d'un Bowser chargé de vous expulser une bonne fois pour toutes sont grands, et tacheront de vous faire perdre avec des personnages dans leurs mondes respectifs. Il vous faudra par exemple exploser une armée de Rondoudous terrifiants dans le Stade Pokémon, d'expulser Mario et Peach du château de la chère et tendre. Et oui, ici, aucune pitié! Si le jeu possède une durée de vie si exceptionnelle, c'est bien parce qu'il détient en tout et pour tout 6 modes de jeu différents, chacun avec 5 niveaux de difficulté, le tout à essayer de compléter avec les 25 personnages du jeu! Il faut en plus ajouter la cinquantaine de missions à finir! Et ceux qui voudront finir ce jeu addictif au possible auront à collectionner près de 300 trophées possibles, et à augmenter leurs statistiques, car tout est archivé, par personnage et par pseudo, et même les caractéristiques du jeu en général, de quoi laisser bien 200 heures de jeu derrière lui... Ne serait-ce que pour débloquer les innombrables stages.


La durée de vie est donc exceptionnelle, les améliorations également, reste à parler des graphismes! Probablement parmi les meilleurs du cube de Nintendo. Chaque stage est minutieusement dessiné, chaque personnage est rendu beau au possible, il suffit de se mettre en pause pendant les parties pour le constater. Le jeu est tout simplement beau. Il n'y a pas grand chose à rajouter, les combats sont très agréables à regarder, le jeu paraitrait presque réaliste, les mimiques des personnages sont plus vraies que nature, un véritable chef-d'oeuvre !


Graphismes : 15/20

Très agréables, un jeu bien fait, on ne pourra que se plaindre du fait qu'on ne peut pas en profiter pleinement par l'aspect un peu brouillon des combats qui gâcheront le plaisir solitaire du passant qui ne vient que pour voir la beauté du décor.

Gameplay : 16/20

Un jeu vraiment génial, mais surtout en multijoueur. Si le mode un joueur est sympa, il devient à force un peu répétitif, et SSBM tire son principal atout lorsque l'on commence des parties avec trois amis. Le fun l'emporte rapidement sur le reste, et on peut facilement passer son après-midi dessus. On regrettera en revanche l'impossibilité de participer au mode Adventure à deux, et il vous faudra vous contenter de différentes melees improbables, en étant invisible ou géant par exemple. Mise à part ces deux petits points négatifs, ce jeu est réellement génial en multijoueur, et simplement sympa en solo.

Durée de vie : 19/20

Le point fort du jeu. Sans conteste un des jeux les plus longs de la console, quiconque essayera de finir le jeu passera de longues heures devant sa machine, les 300 trophées, et la trentaine de stages à débloquer sont plus retords que ce que l'on pourrait penser à obtenir... Il faudra aussi maitriser les 25 personnages, finir tous les modes à toutes les difficultés, bref un jeu pour ainsi dire infini.

Musique : 17/20

Des musiques fidèles aux jeux d'origine, et le nostalgeek que vous êtes surement s'éclatera à démonter Ganondorf avec Zelda sur la musique du thème du jeu éponyme, ou même de massacrer DK avec Pikachu sur le thème de Pokémon. Un vrai régal pour les oreilles!


Bien

+ Vraiment très fun à jouer

+ Une prise en main très rapide

+ Un jeu de baston pour tous, petits et grands

+ Un jeu aux possibilités qui relèvent de l'infini

+ Une durée de vie, qui je le répète est incommensurable

Pas bien

- Un jeu avec pas mal d'anglais même en VF

- Des écrans de menu peu soignés

- Un mode solo un peu rébarbatif à force


Note finale : 17/20

Un jeu absolument génial en multijoueur, avec une durée de vie à faire pâlir les Sims, une des plus belles réussites de la console. On ne s'étonnera pas après de le voir comme un des jeux les plus plébiscités de Nintendo, et ensuite de voir une suite tout simplement magique sur sa grande soeur la Wii.